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"Lolita, light of my life, fire of my loins. My sin, my soul Lo-lee-ta : the tip of the tongue taking a trip of three steps down the palate to tap, at three, on the teeth. Lo. Lee. Ta."    Vladimir Nabokov

"L’absurde nait de cette confrontation entre l’appel humain et le silence déraisonnable du monde."   Albert CAMUS

"Le vie suit son cours..."    Cioran

 

 

Texte libre

cyprine

Lundi 31 janvier 2005 1 31 /01 /Jan /2005 00:00

Prostate boursouflée, périnée éclaté, pelvis explosé, je porte les stygmates de la douloureuse crucifixion masculine. Baiser chaste volé sur un quai de gare, regards implorants qui transpirent toute la bonté et la beauté du monde, élan spontané de celle qui ne joue pas, tu t'envoles vers les sphères euphoriques d'une romance délicieuse et sans lendemain. Je t'envie et donc je te hais. 

Considère les prochains jours comme la preuve éternelle que nous seront sauvés de l'absurde par le sourire angélique d'une étrangère, étrange secrétaire aussi touchante qu'inefficace.

 

 

Par Dolmancé - Publié dans : cyprine
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Jeudi 27 janvier 2005 4 27 /01 /Jan /2005 00:00
<-- C'est ici
Par Jean-Baptiste Clamence - Publié dans : cyprine
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Mercredi 26 janvier 2005 3 26 /01 /Jan /2005 00:00
Perdu dans la neige boueuse de ce Namur petit-bourgois où ne fleuriront jamais les vitrines glauques à néon mauve, je traîne une fatigue de moi-même qui m'amène tout au bord des vertiges de l'absurde et du néant. Pesanteur sirupeuse de chaque déplacement, haine de mon corps, fatalité inaliénable de mes perversions, bourdonnements pataux de mes neurones déconnectés depuis 5 mois maintenant. Cortex en déliquescence, hypothalamus qui frétille ... mais, ces courbes fatales, je ne les verrai plus. Mon impuissance rageuse me noit à quelques centimètres de la surface de l'eau noirâtre d'un égout industriel hennuyer. Je me sens épuisé par l'inaction, le quotidien, l'impossibilité d'une passion romanesque, les formalités, les lieux communs, les préjugés, les mesquineries, la bassesse humaine omniprésente dans tous leurs bonjours. Une fois que l'on a connu ça, finis l'insouciance et le bonheur animal d'une enfance surprotégée et bonjour le cirque morose d'une vie adulte sans adultère.        
Par Dolmancé - Publié dans : cyprine
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Mardi 25 janvier 2005 2 25 /01 /Jan /2005 00:00

 

F,

J'ai revu mon enseignante, dans la train, ce matin. J'étais pourtant prêt à m'installer dans son foutu champ de vision quand j'ai été accosté par un ami qui apprécie énormément ma compagnie. J'aurais pu lui expliquer mes intentions mais j'ai préféré renoncer. Ma journée a donc commencé par deux mauvaises nouvelles; elle ne prend le train qu'un jour par semaine et mon travail d'approche n'aura pas pu être mis en oeuvre aujourd'hui. Rrrrhââââââ. Je ne suis même pas certain qu'elle m'ait vu.

Je n'ai pas le courage d'attendre chaque mardi avant de la revoir. Je le sais. Elle n'en vaut pas la peine. Pourtant, je serai au rendez-vous mardi prochain. L'esprit de séduction est trop fort. Je dois atteindre ce but. Celui de renverser la souffrance. Celui de savoir qu'un jour, elle se réjouira comme moi de se lever le matin pour me voir. Celui de savoir que ce jour là, je ne serai plus là pour elle. Sachant que je ne l'ai jamais été.

Nous marchons tous dans le vide d'une existence sans phare, une existence sans fard, seul, avec le soupçon de certitude que la vie a un sens. Pour ce faire, demandez Sysiphe.

G.

 

Par Jean-Baptiste Clamence - Publié dans : cyprine
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Lundi 24 janvier 2005 1 24 /01 /Jan /2005 00:00

 

F,

Ca y est. Il était 9h02 ce matin quand j'ai fais l'acquisition d'un Balisto Muesli-Mix de 41 grammes. Farine complète de froment (4,6%), flocons d'avoine, crème au lait, raisins (6,8%) et noisettes enrobés de chocolat, le tout devrait me permettre d'être opérationel au moins jusqu'11h.

Aujourd'hui, il fait froid. Les filles ont disparu derrière un voile d'hiver qui ne peut rendre que nostalgique les fanatiques du printemps. Sans aucun relief, elles arpentent rues et couloirs ne cherchant même plus le regard qui pourrait les résoudre à retrouver la raison. Il y en a pourtant une ou deux à qui je mettrai bien autre chose que leur âge. Une ou deux qui ont l'art d'enflammer mes nuits. Une ou deux qui feraient bien de se méfier aussi, des manières qu'elles ont de dire merci, des manières qu'elles font et qui pourraient bien les faire figurer ici.

Cette page ne leur est-elle pas dédiée. A elles, entre qui mon coeur balance et qui balancent leur cul invitant la culbute, butinant d'un sourire les pires pensées des pansus suintant et assoifés, faisant nâitre chez nous moult réactions primaires et paradoxales. Nous laissant dans notre merde phénoménale, creusant avec la pelle de l'absurde le trou destiné à nous voir gésir. Délivré du désir. Enfin. Ces putains.

G.  

Par Jean-Baptiste Clamence - Publié dans : cyprine
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